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Archiwaste

Pendant 9 mois, nous avons rencontré citoyens, entrepreneurs sociaux et collaborateurs de grands groupes lors d’une vingtaine de rencontres, ateliers, conférences et visites.

Loin de représenter une liste exhaustive, cette synthèse est une invitation à
approfondir, élargir et préciser la question de l’économie circulaire dans le BTP, en contribuant via notre rubrique actualités, sur les réseaux sociaux ou en proposant de nouveaux événements et ateliers.

70% de nos déchets
viennent du BTP

Que cela soit via l’émission de gaz a effet de serre, la disparition des ressources naturelles comme le sable, les pollutions extérieures issues de l’extraction et la transformation, les pollutions intérieures, ou la gestion de fin de vie des matériaux, l’industrie du BTP a un impact écologique et sanitaire considérable, méconnu du grand public. A titre d’exemple, selon l’ADEME les déchets de construction représentent 70% des 345 millions de tonnes de déchets.

Le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas

Les questions de pourquoi on construit, pour qui et à quelle échelle temporelle sont souvent éludées. Beaucoup de bâtiments sont inutilisés, non adaptables et non démontables. Des normes et outils comme le passeport matériaux peuvent contribuer à améliorer les taux de recyclage et de réemploi .. mais les modèles économiques et de gouvernance entérinent des pratiques dispendieuses. 

Retour sur terre

Alors qu’une personne sur trois dans le monde vit dans un habitat en terre, on redécouvre aujourd’hui les qualités acoustiques, sanitaires, esthétiques et l’accessibilité de ce matériau. Le manifeste de CRATERRE invite à repenser les normes, les parcours professionnels et les commandes pour favoriser sa résurgence et son développement. Ces techniques artisanales et architecturales ont été promues lors du festival Bellastock qui a aussi exploré la faisabilité d’une usine mobile pour transformer les terres du Grand Paris en briques de terre crues.

Les plateformes sont une condition nécessaire mais non suffisante

Le développement de plateformes d’échange de matières et matériaux comme Rotor en Belgique, a confirmé qu’il était possible dans certaines conditions de trouver des modèles économiques pérennes. Elles ont aussi montré que certains professionnels du secteur pouvaient s’engager dans une démarche de réemploi pour des motivations sociétales mais aussi économiques. Mais si ces plateformes sont une condition nécessaire, elles ne sont pas pour autant suffisantes pour faire évoluer une secteur insuffisamment structuré. Les angles morts en terme d’offres de service risquent de compromettre le succès et la pérennité de ces initiatives.

Des constructions en réemploi fournissent des cas d’usage à approfondir

L’exposition Matière grise listait plus de 75 bâtiments réalisés à partir de matériaux de réemploi et réalisés dans une démarche volontariste d’expérimentation. Les retours d’expériences sur différents usages d’éléments en réemploi ou en matériaux recyclés ont été documentés. Cependant la pratique est aujourd’hui complexe, eu égard aux manières contemporaines de concevoir, construire et de faire assurer des bâtiments. Différents freins ont été explicités par une étude de l’ADEME et devront être dépassés pour que se généralisent ces pratiques.

La déconstruction et le curage sélectif offrent des marges de progrès

A travers l’expérimentation menée entre Bouygues et SUEZ le le bâtiment GIM a Neuilly, il a été montré qu’un curage sélectif pouvait être mené sur un chantier d’envergure sans surcoût ni délais supplémentaire en repensant les normes, les équipements, les temporalités et les compétences mobilisées. Paradoxalement, ces processus plus intensifs en main d’oeuvre sont aussi une opportunité pour le travail en insertion (c’est le cas pour la régie de quartier PAris Centre ) et dépendent aussi en partie de la flexibilité inhérente au secteur informel. ( voir interview de Marco du collectif Baia)

Concours photo

Participez au concours photo sur les chantiers de curage

Dans un monde où les ressources naturelles semblaient infinies, les logiques économiques du BTP se sont dirigées vers des solutions en apparence peu coûteuses, intensives en capital et en énergie grise. La mise en évidence des externalités sanitaires, écologiques et sociales nous invite à reconsidérer cette parenthèse d’économie linéaire, pour découvrir des usages et techniques vernaculaires sublimés par la recherche, des outils techniques ou sociaux. Ces outils nous invitent à faire usage de plus d’intelligence pour moins faire usage de matière. Nous avons appris que de nombreux citoyens désirent s’impliquer à leur échelle dans la transformation du secteur et nous les invitons à passer à l’action.

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